Rencontres/Expositions

Rencontre : Christopher Nolan, réalisateur de «Interstellar»

Jeudi 30 octobre, Yannick, Douglas et moi-même nous rendîmes à l’avant-première de « Interstellar » en présence de Christopher Nolan au Gaumont Marignan. L’occasion pour nous d’assister à une rencontre avec le réalisateur avant la projection du long-métrage en 35mm.

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Christopher Nolan sur le tournage de « Interstellar »

20h30, c’est sous une standing-ovation que Christopher Nolan fît son entrée dans la salle. Animé par Fabrice Leclerc, rédacteur en chef de Studio Ciné Live, la rencontre a pu commencer. Il faut avouer que l’échange fût, à maintes reprises, ponctué de « Well, I don’t want to say too much about it …/Bon, je ne veux pas trop en dire à propos de cela » de la part de Christopher Nolan, étant donné que nous n’avions pas encore vu « Interstellar ».

Christopher Nolan commence par le fait qu’il a toujours aimé la science-fiction, et cela depuis qu’il a vu « Star Wars – Un nouvel espoir » au cinéma, alors qu’il n’avait que sept ans. Il continu en ajoutant à cela que le succès du long-métrage de George Lucas permit la ressortie en salles d’autres films du genre comme « 2001 : l’odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick, qu’il a vu également étant enfant. Il décrit cela comme une expérience fondamentale, lui montrant toutes les possibilités du cinéma.

Christopher Nolan insiste sur le fait qu’il a conçu « Interstellar » comme un voyage émotionnel, où le spectateur est libre de sa propre interprétation et sensation face à celui-ci. Il continu en nous disant que le long-métrage traite des thèmes qui l’intrigue depuis longtemps, comme celui du temps. Il avoue croire que c’est sûrement son film le plus humaniste, amenant plusieurs challenges et épreuves auxquels le réalisateur n’avait pas encore fait face.

Le réalisateur nous apprend que lorsqu’il écrit un scénario, il pense avant tout au personnage et non à l’acteur qui pourrait interpréter le personnage en question. Cependant, une fois le scénario terminé, Matthew McConaughey s’est imposé comme le meilleur choix. Il possède ce côté fermier, ce côté pilote et légèrement cow-boy qui sied si bien au personnage. De plus, il est un comédien de talent et Christopher Nolan reconnaît sa chance d’avoir un tel acteur pour son long-métrage. Puis, le réalisateur nous parle des actrices de « Interstellar ». Pour avoir déjà travaillé avec Anne Hathaway sur « The Dark Knight Rises », il savait qu’elle était talentueuse. En ce qui concerne Jessica Chastain, il nous avoue qu’il suffit de regarder l’un de ses films, comme « The Tree of Life » de Terrence Mallick, pour s’apercevoir de tout le potentiel de l’actrice.

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Anne Hathaway interprète Amelia Brand, un personnage principal du long-métrage

Christopher Nolan rappelle que le thème de l’exploration spatiale l’intéresse depuis très longtemps, et qu’il a souhaité rendre celle-ci la plus réaliste possible. Beaucoup de longs-métrages l’ont influencé, mais l’un des plus importants est « L’étoffe des héros » de Philippe Kaufman, sorti en 1983. Comme à l’époque de ce long-métrage, Christopher Nolan a voulu utiliser le moins possible les effets spéciaux. Alors oui, il y en a mais juste pour ce qui était impossible de rendre réel, palpable. Cela donne un vrai charme à l’image, loin des fonds verts et autres trucages numériques, tout en rendant le tournage plus agréable pour tout le monde.

Fabrice Leclerc demande alors à Christopher Nolan s’il a vu les films de George Méliès. Le réalisateur américain avoue avoir vu des extraits de ceux-ci à l’école, étant petit. Cependant, cela l’avait marqué au point qu’il rechercha ces films plus tard, par lui-même, afin de les voir dans leur totalité. Il insiste que ce sont des sources d’inspirations remarquables pour les réalisateurs d’aujourd’hui, et en plus de cela, pourvoir tourner avec des techniques remarquables presque oubliées aujourd’hui. Il nous raconte avoir regardé beaucoup de longs-métrages issus du cinéma muet également pour la préparation de « Interstellar ». Toutes ces influences s’inscrivent dans une volonté de revenir au « tour de magie originel », avec des effets spéciaux manuels et « old-school ».

Dans une dernière question, Fabrice Leclerc lui demande sa définition du cinéma. Il avoue que cela est très difficile à déterminer … Il essaye de décrire cela comme quelque chose que l’on ne peut pas envisager autrement que par ce médium. Il prend pour exemple « 2001 : l’odyssée de l’espace » ou encore « Lawrence d’Arabie », qui sont des longs-métrages que l’on ne peut pas imaginer autre part que dans une salle de cinéma.

Suite à cet échange, Christopher Nolan reparti comme il était arrivé : sous un torrent d’applaudissement. Ensuite, nous avons pu découvrir « Interstellar » dans sa copie en 35mm, qui est un vrai régal pour les yeux.

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Rencontre avec Christopher Nolan avant la projection de « Interstellar », au Gaumont Marignan à Paris, le 30 octobre 2014.

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