Flashback

Flashback : «La folle journée de Ferris Bueller»

Après « Seize bougies pour Sam », « The breakfast club » et « Une créature de rêve », John Hughes nous livre sa quatrième réalisation : « La folle journée de Ferris Bueller ». Matthew Broderick, révélé grâce à son interprétation dans « War Games », tient le rôle principal. Mia Sara, Alan Ruck, Jeffrey Jones et Jennifer Grey complètent le casting. John Hughes signe, lui-même, le scénario. « La folle journée de Ferris Bueller » sortait dans nos salles françaises le 17 décembre 1986.

Synopsis : Un cancre invétéré, Ferris Bueller, convaic sa petite amie et son meilleur ami hypocondriaque (dont le père a une Ferrari) de sécher les cours pour aller passer la journée à Chicago. Pendant qu’ils font les quatre-cent coups dans la grande ville, le proviseur et la sœur de Ferris tente, chacun de leurs côtés, de prouver aux parents que leur fils est un cancre et qu’il a séché.

Avec « La folle journée de Ferris Bueller », John Hughes, scénariste du long-métrage, nous entraîne dans une virée folle avec trois lycéens, qui ont décidé de sécher les cours, le temps d’une journée. Dès le début du long-métrage, l’une des bonnes idées du long-métrage est d’impliquer le spectateur au cœur de l’intrigue grâce à un personnage s’adressant directement à eux, et cassant, à plusieurs reprises, le quatrième mur. Derrière cet aspect légèrement méta, d’un personnage ayant conscience d’être dans un long-métrage (fabuleuse scène post-générique), « La folle journée de Ferris Bueller » est avant tout une production sur les dernières instants de l’adolescence. Alors que le personnage principal, Ferris Buelle, s’apprête à terminer le lycée, il décide, une dernière fois, de s’échapper avec ses amis, de vivre à pleine mesure ses quelques derniers instants d’insouciances adolescentes. « La folle journée de Ferris Bueller » résonne alors comme un ultime échappatoire, avant le glas final.

Dans le rôle principal, on découvre le jeune acteur Matthew Broderick. Il est incroyable de constater à quel point il incarne de manière majestueuse cette image de l’adolescent populaire et insouciant, sans pour autant le rendre inaccessible au spectateur. L’une des séquences les plus marquantes, en plus des nombreux dialogues adressés face caméra, reste un lyp sinc sur « Twist & Shout » des Beatles lors d’un immense défilé dans les rues de Chicago : amusement enfantin, liberté et festivité sont les maîtres mots de « La folle journée de Ferris Bueller ». Dans les rôles de la petite amie et du meilleur ami de Ferris Bueller, on retrouve respectivement Mia Sara et Alan Ruck, où ce dernier s’avère bien plus complexe qu’il n’y paraît et traite de sujets forts, notamment une mésentente avec son père. Puis, Charlie Sheen fait une courte apparition, pourtant très remarquée, dans un rôle qui aurait pu être tenu par Judd Nelson, le délinquant de « The breakfast club » …

Avec ce nouveau long-métrage, John Hughes trouve une maturité dans sa mise en scène, usant de ces habituels gimmicks, tout en les poussant davantage dans leur recherche. On pense notamment à ces faces caméra présents de manière plus subtiles dans « Une créature de rêve », mais qui se trouvent ici poussées jusque dans leurs limites. De même, John Hughes sublime tous les cadres et réussi à capter l’essence et la fougue de cette jeunesse, grâce à de belles idées de mise en scène comme ces plans en contre-plongée, près d’une vitre, où le reflet des personnages fait écho à leur propre corps. De plus, John Hughes possède un talent indéniable pour créer de véritables séquences cartoonesques, comme celle du directeur du lycée voulant s’introduire dans la maison de Ferris Bueller. À la fois cartoonesque et intimiste, la réalisation de John Hughes est la parfaite adéquation pour capter, avec le plus de sincérité, le quotidien de ces jeunes adolescents en proie au futur qui les guette.

« La folle journée de Ferris Bueller » est un teen-movie sur-vitaminé, où l’escapade de ces trois adolescents leur permet de s’interroger sur leur vie, leur futur et leurs relations. La mise en scène de John Hughes trouve une beauté incroyable dans ces cadres, où les jeunes acteurs, Matthew Broderick en tête, brillent par leur justesse.

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La folle journée de Ferris Bueller. De John Hughes. Avec Matthew Broderick, Mia Sara, Alan Ruck, Jennifer Grey, Jeffrey Jones, Cindy Pickett, Lyman Ward, Charlie Sheen, …

Sortie en France le 17 décembre 1986.

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3 réflexions sur “Flashback : «La folle journée de Ferris Bueller»

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