Au cinéma

Au cinéma : «Antigang»

Après « Goal of the dead – première mi-temps », Benjamin Rocher nous livre sa nouvelle réalisation : « Antigang ». Jean Reno, récemment à l’affiche de « Avis de mistral », et Alban Lenoir, révélé grâce à son interprétation dans « Un français », tiennent les rôles principaux. Thierry Neuvic, Caterina Murino, Stéfi Celma et Oumar Diaw complètent le casting. François Loubeyre et Tristan Schulmann signent le scénario, d’après celui du long-métrage « The Sweeney ». « Antigang » sortait dans nos salles françaises le 19 août 2015.

Synopsis : Serge Buren est un flic de légende, entouré d’une bande de jeunes flics aux méthodes peu conventionnelles. Qu’importe qu’ils utilisent des battes de base-ball ou oublient le règlement au cours d’une arrestation, les résultats sont au rendez-vous ! C’est alors qu’un groupe de braqueurs meurtriers entre en scène, dévalisant avec une facilité déconcertante banques et bijouteries de la capitale, à coups d’armes de guerre et de scénarios imparables …

Avec ce remake de « The Sweeney » de Nick Love, François Loubeyre et Tristan Schulmann, scénaristes de « Antigang », livrent une production aux airs de vintage et de bonne série B. En effet, ici, nulle intrigue farfelue ou un tant soit peu réfléchie, mais plutôt une succession de dialogues percutant et de bastons sanglantes. C’est simple, « Antigang » ne fait pas dans la finesse. Est-ce bien gênant ? … Pas tellement car le long-métrage assume pleinement ce statut de divertissement, un brin abrutissant par moments, mais tellement réjouissant par la dose d’adrénaline et de punch qu’il créé. De plus, « Antigang » n’a pas la prétention d’être un mastodonte du genre, préférant une durée courte, seulement une heure et trente minutes, mais, ainsi, justifiant ce défouloir, presque gratuit, de testostérones armées de batte de base-ball. Au final, « Antigang » se vaut surtout pour le plaisir du spectateur à voir ces policiers tapés du méchant, et où l’on se fiche de la crétinerie du scénario.

Dans le rôle principal du policier Serge Buren, on retrouve Jean Reno. Si l’acteur français a clairement vieilli, il est encore assez crédible dans le rôle de ce fonctionnaire se croyant au dessus de toute loi. Néanmoins, contrairement aux autres acteurs du long-métrage, Jean Reno épuise assez vite son personnage de voyou assermenté et cabotine légèrement dans le dernier acte de « Antigang ». Cependant, durant toute la durée du long-métrage, c’est Alban Lenoir qui retient toute l’attention. Le jeune acteur français, découvert récemment dans « Un français », se révèle excellent lorsqu’il s’agit d’énoncer des dialogues satiriques et légèrement provocateurs. Arme lourde de « Antigang », en terme de franche rigolade, Alban Lenoir est définitivement l’attraction centrale de cette production. Les autres acteurs présents au casting se révèlent bons, sans pour autant être excellents. Ils se trouvent à leur place et exécutent leur partition pour offrir le meilleur des spectacles.

La réalisation de Benjamin Rocher, à l’image du scénario, pousse la mise en scène vers un aspect vintage des productions des années 80 et vers une identité proche des séries B du genre. Cela fonctionne parfaitement, comme avec ce générique d’ouverture très stylisé où l’on peut entendre une reprise de « Gabrielle » de Johnny Hallyday, tandis que des arrêts sur image sur les personnages tabassant des cambrioleurs ponctuent l’ensemble. Toute la réalisation de Benjamin Rocher va suivre cet axe, afin d’offrir un rendu remplit de gimmicks visuels, un brin ringard certes, mais qui colle parfaitement à l’intention du long-métrage. De plus, ce n’est pas pour autant que le réalisateur sacrifie les plans du long-métrage sur l’autel du fun, puisqu’ils sont assez soignés et rarement immondes. « Antigang » est un objet cinématographique à part, complètement hors de son époque, mais qui, par la connaissance de cela, procure un plaisir coupable irrésistible.

« Antigang » est un long-métrage aussi décomplexé, que assumé dans sa joyeuse bêtise scénaristique, afin de livrer un total divertissement. Tandis que Alban Lenoir, et le reste du casting, assurent le spectacle à l’aide de castagnes et autres phrases bien léchées.

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Antigang. De Benjamin Rocher. Avec Jean Reno, Alban Lenoir, Thierry Neuvic, Caterina Murino, Stéfi Celma, Oumar Diaw, Sébastien Lalanne, Jean-Toussaint Bernard, …

Sortie le 19 août 2015.

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Une réflexion sur “Au cinéma : «Antigang»

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