Au cinéma

Au cinéma : «Jurassic World»

Quatorze ans après « Jurassic Park III », réalisé par Joe Johnston, Colin Trevorrow, connu pour avoir mis en scène « Safety not guaranteed », livre le quatrième opus de la franchise : « Jurassic World ». Chris Pratt tient le rôle principal, aux côtés de Bryce Dallas Howard, Vincent D’Onofrio, Ty Simpkins ou encore Irrfan Khan. Colin Trevorrow, Rick Jaffa, Amanda Silver et Derek Connolly signent le scénario. « Jurassic World » sort dans nos salles françaises le 10 juin 2015.

Synopsis : L’Indominus Rex, un dinosaure génétiquement modifié, pure création de la scientifique Claire Dearing, sème la terreur dans le fameux parc d’attraction. Les espoirs de mettre fin à cette menace reptilienne se portent alors sur le dresseur de raptors Owen Grady …

À la fois quatrième opus de la franchise, mais faisant également office de remake et de reboot, ce « Jurassic World » n’est en réalité qu’une version 2.0 du premier volet signé Steven Spielberg. Dans le scénario, il est indiqué que l’Indominus Rex, gros vilain dinosaure de l’intrigue, a été génétiquement créé afin qu’il soit plus gros, plus terrifiant et plus impressionnant que les autres. Le parallèle avec ce nouveau long-métrage paraît alors évident, tant il essaye, à plusieurs reprises « d’écraser » son aîné. Néanmoins, et c’est là que le parallèle est encore plus intrigant, « Jurassic World » ne cesse de vouloir rappeler au spectateur le souvenir de « Jurassic Park », premier du nom. Cela en devient parfois même abusif, tant le thème de John Williams retentit pour rien et tant les clins d’œil se trouvent être nombreux. Même s’il fait le boulot, être un spectacle familial de qualité, « Jurassic World » n’offre qu’une chose au spectateur : l’envie de revoir « Jurassic Park ».

Dans cet élan de renouveau de la franchise, de nouveaux personnages font leur entrée, avec en tête celui de Owen Grady, interprété par Chris Pratt, star internationale que le tout Hollywood s’arrache depuis le succès de « Les gardiens de la galaxie ». Si son interprétation reflète, une nouvelle fois, une attitude « à la cool » et un brin « bad-ass », son personnage n’en reste pas moins écrit trop en surface, se résumant à un mélange du personnage de Sam Neil dans la franchise « Jurassic Park » et de Crocodile Dundee, personnage du long-métrage éponyme. Bryce Dallas Howard donne vie à une directrice un peu coincée, qui se révélera plus téméraire qu’elle n’en a l’air … Rien de bien nouveau à l’horizon, donc. Ty Simpkins et Nick Robinson sont les nouvelles têtes enfantines de la franchise, étant les vecteurs de l’aspect familial et de l’esprit bon enfant. Si, dans l’ensemble, tous ces acteurs dégagent un charisme ravageur et créent une alchimie qui fonctionne, il est dommage qu’ils soient tant stéréotypés.

La réalisation de Colin Trevorrow est, elle aussi, enfermée dans un stéréotype, celui du blockbuster lambda. Le cahier des charges de la parfaite grosse production hollywoodienne est respecté à la lettre, afin d’offrir le meilleur des spectacles, et c’est ce qu’elle fait. Fort heureusement, majoritairement dans ses plans fixes, Colin Trevorrow prête une attention toute particulière aux cadres et à leurs compositions. Ce sont dans ces moments qu’une véritable recherche artistique est perceptible, apportant une fraîcheur et une qualité non-négligeable au grand spectacle dénué d’identité. Tout le reste n’est pas si conformé, il faut avouer que durant une poignée de plans, prenant place dans l’action, quelques idées de mise en scène sont apercevables, mais ne resteront que des bribes. La direction photographique, la composition musicale ou encore les décors manquent d’identités, eux aussi. Le simple fait de se renommer « World » ne suffit pas à se refaire un nom.

« Jurassic World » est un long-métrage possédant une dose de frissons impressionnants et offre un spectacle familial colossal. Néanmoins, la désagréable impression de voir un « Jurassic Park » moderne et le manque de recherche artistique ne permettent à « Jurassic World » de n’être qu’un bon divertissement, à défaut d’être une œuvre cinématographique accomplie.

JURASSIC-WORLD-Affiche-France-Chris-Pratt-et-ses-Raptors

Jurassic World. De Colin Trevorrow Avec Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Vincent D’Onofrio, Ty Simpkins, Nick Robinson, Omar Sy, B.D. Wong, Irrfan Khan, Judy Greer, …

Sortie le 10 juin 2015.

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Une réflexion sur “Au cinéma : «Jurassic World»

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