Au cinéma

Au cinéma : «La nuit au musée : le secret des pharaons»

Après « La nuit au musée » et « La nuit au musée 2 », Shawn Levy conclut la trilogie avec « La nuit au musée : le secret des pharaons ». Ben Stiller, Owen Wilson ou encore Robin Williams reprennent leur rôle, tandis que Ben Kingsley et Rebel Wilson intègrent la franchise. Le scénario du long-métrage est signé par David Guion et Michael Handelman, à qui l’on doit celui de « The Dinner ». « La nuit au musée : le secret des pharaons » sort dans nos salles françaises le 4 février 2015.

Synopsis : Larry, le gardien de musée le plus survolté, quitte New-York pour Londres où il va vivre sa plus grande aventure. Accompagné de ses amis le Président Roosevelt, Attila, le Romain Octavius, Jedediah et le pharaon Ahkmenrah, il va tente de sauver la magie de la tablette égyptienne avant qu’elle ne disparaisse à tout jamais.

Après deux premiers opus plus au moins réussis, « La nuit au musée : le secret des pharaons » possède la mission de devoir boucler la boucle. Jusqu’ici tout cela paraît presque normal. Là où cela devient gênant, c’est dans la manière que le long-métrage le fait, comme si sa qualité cinématographique dépendait de cela. Le long-métrage essaye alors par tous les moyens de rappeler au spectateur les deux précédents volets, et va même jusqu’à insérer cela dans ses rebondissements scénaristiques. Dans cette course à la nostalgie, ce troisième opus oublie à en être drôle, privilégiant une émotion de mauvais goût. C’est peut-être le plus grand drame de « La nuit au musée : le secret des pharaons » : sacrifier une bonne gifle de la part du fameux singe pour un bisou avec Ben Stiller très gênant … Quand une comédie familiale oublie d’être bon enfant et drôle, cela donne un long-métrage insignifiant et à l’émotion factice, malgré toute la sympathie que l’on peut avoir pour la franchise.

Ben Stiller tient une nouvelle fois le haut de l’affiche et se contente de faire … du Ben Stiller. Les regards en l’air, les bras ballottant et avec ce petit ton hautain, l’acteur américain nous ressert tout ce qu’on connaît déjà de lui. Cependant, c’est avec son deuxième rôle, celui d’un nouvel homme de cro-magnon, qu’il surprend par sa fraîcheur et son humour, véhiculé par une gestuelle très bien calibrée. À ses côtés, Owen Wilson et Steve Coogan reprennent leur rôle respectif, sans amener un certain éclat à leur personnage. Le nouveau personnage pharaonique interprété par Ben Kingsley et clairement sous exploité, tandis que celui de Lancelot, qui prend vie sous les traits de Dan Stevens, agace tout du long. Reste Robin Williams, trop peu présent également, mais dont l’énergie, dégagée par son interprétation, est toujours aussi plaisante. « Magic never ends » nous dit le générique, on ne peut qu’affirmer cela tant il est l’un des rares, avec le nouveau cro-magnon, à ressortir de l’ensemble.

N.B. : C’est d’ailleurs un caméo surprenant qui reste la meilleure surprise par rapport au casting.

La réalisation de Shawn Levy est toujours dans la même situation qu’avec les deux précédents volets : en mode automatique. Il n’y aucune recherche esthétique ou artistique, mais simplement une recherche, louable certes, d’offrir le divertissement dans les meilleures conditions au spectateur. De ce côté là, tout n’est pas réussi non plus. On se retrouve avec des scènes d’actions (bien trop nombreuses d’ailleurs), où chaque action est filmée avec un ralenti décomposant les mouvements des personnages. On peut supposer que cela soit fait dans l’objectif de faire rire, les personnages faisant souvent de vilaine grimace de ralenti, mais jamais cela ne fonctionnera. Le seul résultat sera de ringardiser les scènes d’actions du long-métrage. « Ringard » est peut-être le terme qui convient le mieux à cette production, qui est presque devenue une parodie de son propre premier opus, sorti en 2007, qui possédait une petite étincelle ne demandant qu’à briller …

« La nuit au musée : le secret des pharaons » est la conclusion faiblarde de la trilogie. Dans un espoir vain de rendre cohérent l’ensemble, le long-métrage en oublie sa fonction première : faire rire. Reste les talents de comédiens de Ben Stiller en cro-magnon et Robin Williams en Président Roosevelt.

543007

La nuit au musée : le secret des pharaons. De Shawn Levy. Avec Ben Stiller, Robin Williams, Owen Wilson, Steve Coogan, Ben Kingsley, Rebel Wilson, …

Sortie le 4 février 2015.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s