Au cinéma

Au cinéma : «A most violent year»

Après « Margin Call » et « All is lost », J.C. Chandor nous livre son troisième long-métrage : « A most violent year ». Oscar Isaac et Jessica Chastain tiennent les rôles principaux. Albert Brooks et David Oyelowo complètent le casting. En plus de réaliser le long-métrage, J.C. Chandor signe le scénario. « A most violent year » sortait dans nos salles françaises le 31 décembre 2014.

Synopsis : New-York, 1981. L’année la plus violente qu’ait connu la ville. Le destin d’un immigré qui tente de se faire une place dans le business du pétrole. Son ambition se heurte à la corruption, la violence galopante et à la dépravation de l’époque qui menacent de détruire tout ce que lui et sa famille ont construit.

En l’espace de seulement deux longs-métrages, J.C. Chandor nous a prouvé son talent de scénariste et, qui plus est, adaptable à plusieurs genres. « A most violent year », troisième long-métrage du cinéaste, en est également la preuve. S’attaquant cette fois-ci au thriller à l’américaine, J.C. Chandor nous offre une véritable leçon d’écriture où il soigne tout particulièrement les relations entre les personnages et les dialogues. Ici, rien n’est précipité mais amené avec parcimonie afin de construire au mieux ces relations, ces intrigues, ces enjeux. Même s’il prend clairement son temps, les deux heures et cinq minutes de « A most violent year » ne paraissent jamais si longues. Certes, le temps se fait sentir, c’est sûrement l’effet recherché, mais sans pourtant que cela pèse sur le visionnage. Doucement mais sûrement, J.C. Chandor amène son long-métrage sur un final simpliste mais jamais attendu, où c’est dans la simplicité qu’il puise toute la force de son intrigue et de ses dialogues.

À l’écran, ce sont Oscar Isaac et Jessica Chastain qui interprètent le couple au cœur de l’intrigue de « A most violent year ». L’alchimie entre les deux acteurs se trouve être parfaite, chacun trouve dans l’autre une force, une émotion qu’il peut utiliser dans son propre jeu d’acteur. Oscar Isaac est particulièrement convaincant dans ce rôle d’homme d’affaires, qui souhaite rester en toute circonstance intègre. Jessica Chastain crève l’écran par son charisme et sa grâce, liés à son formidable jeu d’actrice tout en retenu, mais qui peut exploser à tout moment. Avec ces deux personnages, J.C. Chandor matérialise le feu et la glace, et toutes les tentions et problématiques qui peuvent en ressortir. On découvre deux personnalités aux caractères bien trempés, en exacte opposition, mais qui avancent dans un même but. De cette discordance, J.C. Chandor en ressort une symbiose où chaque pion, chaque personnage, devient le vecteur d’un drame à couper le souffle.

Si l’écriture de J.C. Chandor est toujours aussi soignée de long-métrage en long-métrage, il en est de même en ce qui concerne sa réalisation. Les plans sont superbement cadrés à tous les coups. Le réalisateur américain pose sa caméra, afin de mieux la contrôler et d’offrir un rendu très propre au spectateur. Mieux, lors d’une longue course-poursuite, il filme celle-ci uniquement de manière fixe, oubliant la caméra à l’épaule donnant plus la nausée qu’une réelle impression d’immersion. C’est alors que la course-poursuite devient très intense alors que la caméra ne bougera jamais. Le spectateur restera cloué sur son siège alors qu’il voit apparaître au loin les personnages, qui disparaissent instantanément du cadre, avant de réapparaître au loin dans un autre plan. En plus de cela, la direction photographique de Bradford Young magnifie l’ensemble. « A most violent year » est un long-métrage particulièrement beau sur l’année la plus violente des États-Unis d’Amérique.

« A most violent year » confirme tout le talent de J.C. Chandor, qu’il avait déjà démontré dans ses deux autres longs-métrages. Oscar Isaac et Jessica Chastain brillent de talent. Un thriller à l’américaine très réussi, portant de manière très visible la marque de son réalisateur.

A-MOST-VIOLENT-YEAR-Affiche-France

A most violent year. De J.C. Chandor. Avec Osacr Isaac, Jessica Chastain, Albert Brooks, David Oyelowo, Alessandro Nivola, Peter Gerety, …

Sortie le 31 décembre 2014.

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Une réflexion sur “Au cinéma : «A most violent year»

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