Paris Cinéma

Paris Cinéma 2014 : Journal de bord n°3, Paris vu par… et Prix du Public.

Le Festival a commencé avec un évènement spécial sur les berges de Seine, il se devait de finir de la même manière. Festivaliers, touristes et Parisiens se sont donc donnés rendez-vous au Port de Solférino, devant le musée d’Orsay, pour assister à la projection de Paris vu par… dans sa version restaurée. Six courts-métrages sur la ville-lumière composent ce film, signés par Jean Douchet, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet, Eric Rohmer, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol.

Une fois de plus, Aude Hesbert, qui vivait là son dernier festival en tant que déléguée générale, a pris la parole. Elle a remercié la ville de Paris, les cinémas partenaires, les équipes bénévoles et tous ceux qu’il est bon de remercier dans ces moment-là. Elle a fait ses aurevoirs au Festival, en rappelant que le Prix du Public serait dévoilé à minuit sur les réseaux sociaux.

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Les plus chanceux étaient arrivés assez tôt pour obtenir transat et couverture. Les autres, comme mes amis et moi, étaient assis par terre, sur un manteau, un pull ou une nappe pour les plus prévoyants. Certains avaient même apportés apéro et/ou pique-nique. Le tout formait une ambiance très sympathique comme on en voit souvent l’été à Paris sur les bords de Seine.

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La pluie a commencé à tomber pendant la projection, chassant quelques spectateurs. La plupart cependant étaient des irréductibles, et les parapluies sont vite sortis, tenus bas pour ne pas gêner les voisins de dernières. Le public a ainsi pu découvrir des visions de différents quartiers de Paris : le Quartier Latin, dans une histoire très drôle d’imposture, la gare du Nord, avec une fin plutôt dérangeante, rue Saint-Denis, avec beaucoup d’ironie et d’humour, la place de l’Etoile, où les scènes dans le métro parleront à beaucoup, Montparnasse et Levallois, où la femme a une image décidément peu glorieuse, et la Muette, au milieu de disputes familiales.

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 Paris vu par… est vu par beaucoup comme correspondant à la fin de la Nouvelle Vague, alors qu’il s’en veut un manifeste. Et cela se voit dès les premières images, tant dans les personnages et les décors utilisés que dans la façon de filmer. Deux films se sont inspirés de ces courts-métrages, Paris vu par… 20 ans après, en 1984, construit sur le même principe de six courts-métrages avec des réalisateurs comme Philippe Garrel, Chantal Akerman ou Frédéric Mitterrand, et le plus récent Paris, je t’aime (2006) où on trouve cette fois-ci 20 courts-métrages, un par arrondissement.

Couplé au très beau cadre dans lequel nous nous trouvions, cela donnait à cette soirée une ambiance particulière, comme si Paris était nostalgique d’elle-même. C’était en tout cas une belle fin. Reste à savoir si le festival continuera l’an prochain. D’après un article du Monde paru le 12 juillet, qui confirme que la programmation a été revue à la baisse (90 films contre 300 les années précédentes) la rumeur de son arrêt est « persistante ».

A minuit, le nom du gagnant du Festival est apparu sur Twitter : Party Girl est le 12e Prix du Public du Festival Paris Cinéma. Encore heureux, c’est largement mérité.

Angelique Litzenburger dans "Party Girl".

Angelique Litzenburger dans « Party Girl ».

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