Paris Cinéma

Paris Cinéma 2014 : Journal de bord n°01, Ciné-Karaoké et André Téchiné

J’ai commencé à vous parler de la 12e édition du Festival Paris Cinéma avec un numéro 0, sur la soirée d’ouverture. Voilà le n°1 sur les trois premiers jours du Festival tel que je les ai vécus.

Avant toute chose, quelques impressions générales. Je n’avais plus fait le festival en entier depuis 2009, cependant je continuais à suivre la programmation et à aller voir quelques films quand j’avais le temps. Les avant-premières, raretés et soirées évènementielles qui font la qualité de ce festival sont toujours là. Toutefois, les salles ne sont plus les mêmes –mais cela permet de découvrir le Louxor à ceux qui n’y auraient toujours pas été, et il y a moins d’invités internationaux et de master-class. Enfin là où les films étaient mieux répartis, voire diffusés plusieurs voir –ce qui permettait d’en voir un plus grand nombre- j’ai l’impression que cette année la plupart sont diffusés une fois, et le soir… Autrement dit, quand il y a quatre films intéressants à 19h, difficile de les voir tous ! Contraintes budgétaires, changement de direction ? Impossible de trouver une explication. Si vous avez des idées ou pensez que ce n’est pas nouveau, faites le savoir !

Le Festival a commencé pour moi samedi, non pas par un film, mais par une soirée évènement, le fameux Ciné-Karaoké des berges de Seine. Je m’y suis rendue avec trois amies avec l’intention de passer une bonne soirée… et nous avons été servies ! Après, toutefois, avoir passé un certain temps à chercher notre chemin une fois sorties à la station indiquée. Aucun panneau ni lumière pour indiquer le chemin. Dans ce cas, un conseil : trouvez les toilettes publiques les plus proches et regardez sur le plan. C’est très utile ! Une fois arrivée nous avons pu découvrir une petite foule de gens qui assistaient au concert d’une fanfare reprenant des airs connus.

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Le Ciné-Karaoké est un concept très chouette. Un grand écran est installé sur les berges, et se succèdent des extraits de films, comédies musicales ou non, avec les paroles. Et les gens reprennent en cœur ! Passionnée de comédies musicales, je m’en suis donné à cœur joie… Et tout le monde s’y mettait.

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Le Karaoké a commencé en fanfare avec « Diamonds are a Girl’s Best Friend » interprété par Marilyn Monroe dans Les Hommes préfèrent les Blondes. Marilyn est revenue avec « I Wanna Be Loved by You » et ses deux compères de Certains l’aiment chaud. Ce n’est pas la seule à être apparue plusieurs fois. On a ainsi pu voir Catherine Deneuve dans Peau d’Âne, Les Demoiselles de Rochefort (avec François Dorléac) ou le très drôle 8 femmes, où Ludivine Sagnier chantait « Papa t’es plus dans l’coup ».

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West Side Story, Moulin Rouge ! et Mamma mia ! ont eu aussi la part belle, avec un très beau moment musical sur « Dancing Queen » que tout le public a repris en chœur. Julie Andrews nous a fait chanter sur les airs de La Mélodie du Bonheur et ceux qui avaient vu Pas son genre ont pu retrouver Emilie Dequenne et ses copines au karaoké –drôle de mise en abyme !

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Les souvenirs d’enfance ont pu rejaillir, entre Anastasia qui se trouve « Loin du froid de décembre », La Boum où tout le monde a repris « Dreams are my reality » avec plaisir, et, plus récent, Un Monstre à Paris et son « La Seine » de circonstance. J’étais très contente de chanter avec Michael Cera et Ellen Page la chanson de Juno « Anyone Else », qui a bercé la fin de mes années collège !

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Je ne le cache pas, certaines chansons en ont laissé plus d’un perplexe… et silencieux. Des extraits du film Nino deux fois sans grand succès, ainsi qu’une Dalida passionnée. Sans oublier un très étranger film avec Ludivine Sagnier vantant la pêche aux coquillages… Enfin, après avoir eu droit à la très belle scène de fin de Hair, nous avons pu réentendre « Let the sun shine »…dans 40 ans, toujours puceau.

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Quoiqu’il en soit, ce fut une très belle soirée. Près de deux heures de cinéma et de musique dans un joli lieu, que demande le peuple ?

Les programmes Musique & Cinéma continuent tous les soirs avec des films comme Nosferatu accompagnés d’un orchestre ou d’un DJ.

Mon dimanche a été sans film, pour cause de repas de famille. Je n’ai donc pas pu découvrir le film turc de 3h17 Winter Sleep, Palme d’Or 2014 qui sortira dans nos salles le 6 août.

Je me suis donc rattrapée lundi au Gaumont Opéra Premier, qui diffusait deux avant-premières, Bande de filles et L’homme qu’on aimait trop. Le premier ne sortant qu’en octobre, il avait eu ma préférence. J’ai malheureusement appris que pour les avant-premières, il vaut mieux arriver en avance ! En effet, même 30 mn avant, le film était déjà complet… Et mon amie et moi n’étions pas les seules déçues !

L'homme

Nous nous sommes donc reportées sur L’Homme que l’on aimait trop. Ce film d’André Téchiné avec Catherine Deneuve, Guillaume Canet et Adèle Haenel se penche sur un fait divers, l’histoire de Maurice Agnelet, avocat ambitieux et Agnès Leroux, héritière de casino qui s’est déroulé dans les années 1970. Vous en avez peut-être entendu parler récemment : Maurice Agnelet a été condamné en appel au printemps dernier pour le meurtre d’Agnès Leroux.

Le film était présenté par la déléguée générale du Festival. Elle a averti le public : « Ce n’est pas un film à thèse, ce n’est pas non plus le récit d’un fait divers, c’est l’histoire de trois personnages. »

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Elle n’a pas manqué de saluer la diffusion de ce « très beau cadeau » et la présence de « deux invités de marque » : Guillaume Canet et Adèle Haenel étaient présents et sont venus dire quelques mots. La deuxième a fait rire toute la salle : « Je ne vais pas vous parler du film, vous allez le voir pendant deux heures. » Le premier a été plus bavard : il a expliqué qu’il avait eu très envie de travailler avec André Téchiné, excusant son absence : « Il travaille ce soir, avec Catherine. » Tout en expliquant qu’il s’agissait bien d’un fait divers, il a insisté sur l’intention de « mettre en chair des personnages forts ».

Et les personnages étaient forts, effectivement. Le film était assez long, portant sur trois intrigues : les tentatives de Renée Leroux (Deneuve) pour sauver son casino, la liaison entre Maurice et Agnès, et le combat de Renée pour faire établir la culpabilité d’Agnelet. J’avoue avoir été laissée un peu perplexe par ce film, et je n’étais sans doute pas la seule : les applaudissements sont restés assez modestes

 

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