Au cinéma

Au cinéma : «M. Peabody et Sherman»

Après le très bon « Les Croods », et avant le très attendu « Dragons 2 », les studios DreamWorks nous livrent « M. Peabody et Sherman – Les voyages dans le temps ». Ce film d’animation est l’adaptation d’un célèbre cartoon des années 50 et 60. C’est Rob Minkoff qui se retrouve aux commandes de ce nouveau long-métrage. Il avait déjà réalisé en 1994 « Le Roi Lion » pour les studios Disney. « M. Peabody et Sherman – Les voyages dans le temps » sortait dans nos salles le 12 février 2014.

Synopsis : M. Peabody est la personne la plus intelligente du monde. Il est à la fois lauréat du prix Nobel, champion olympique, grand chef cuisinier … et il se trouve aussi être un chien ! Bien qu’il soit un génie dans tous les domaines, M. Peabody est sur le point de relever son plus grand défi : être père.

« M. Peabody et Sherman – Les voyages dans le temps » est un film d’animation bien étrange dans la filmographie des studios DreamWorks. Difficile de percevoir dans les lignes de ce scénario une quelconque envie de renouveau, tant le long-métrage se repose sur les acquis du studio. On retrouve les blagues un peu lourdes qui ont fait la réussite de « Shrek », tandis que le long-métrage essaye de faire passer un message sur la différence à la manière de leur seule et véritable pépite : « Dragons ». « M. Peabody et Sherman – Les voyages dans le temps » se résume t-il qu’à un amalgame de thèmes et d’humour déjà traités par DreamWorks dans ses précédents longs-métrages ? Oui. Tout ce qu’il y a autour n’est que fantaisie. C’est au détour de voyage dans le temps que le film d’animation essaye de nous faire oublier toutes ses ressemblances. Sans succès, puisque ces voyages ne respectent aucune règle et se résument à une grossière balade dans les couloirs du temps.

« M. Peabody et Sherman – Les voyages dans le temps » s’appuie sur l’étrange relation entre un chien, M. Peabody, et son fils adoptif, qui lui est un humain, Sherman. Il faut avouer que l’on met du temps à accepter ceci, puisque les rôles sont inversés : le caractère du chien se rapproche plus de celui d’un humain et inversement. Cependant, cette relation permet au film d’animation d’amener une jolie morale sur l’acceptation de soi-même et des autres, et n’est jamais autant d’actualité étant donné le débat sur le droit des couples homosexuelles à adopter. Malheureusement, ce thème majeur du récit se voit très vite éclipsé par les péripéties des protagonistes … Aux côtés de M. Peabody et Sherman, on retrouve des personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. On se désintéressera très vite d’eux, lorsque l’on se rend compte qu’ils n’ont tout simplement rien à nous raconter. Ce ne sont rien de plus que des personnages télévisuels …

Il n’y a pas que les personnages qui soient télévisuels : tout le long-métrage l’est, notamment par sa forme. Montage rapide, caricatures, rebondissements à la louche et simplicité des propos : tout est mis en œuvre pour livrer un film de télévision mais qui est pourtant destiné au grand écran … Même si le personnage de M. Peabody se fît connaître ainsi il y a quelques années, le spectateur est en droit de s’attendre à un objet cinématographique plus travaillé que cela. Les une heure et vingt minutes que durent le film d’animation ne font que confirmer cette volonté de livrer l’histoire aussi vite que possible. Le travail de Rob Minkoff continu dans cette voie, livrant une réalisation assez basique en somme où la créativité est un outil totalement absent. Seule la 3D a l’air d’avoir été pensée dans une optique de véritable film de cinéma. Elle se révèle immersive et assez intéressante esthétiquement mais n’arrive jamais à rendre le film aussi grandiose qu’il le souhaiterait.

« M. Peabody et Sherman » est sûrement le film d’animation DreamWorks le plus anecdotique, celui que l’on aura oublié dès la fin de l’année. Par la faute de ses airs télévisuels, le long-métrage restera un joyeux épisode de télévision qui eût le privilège d’être diffusé sur grand écran.

Peabody et Sherman - Affiche

M. Peabody et Sherman. De Rob Minkoff. Avec les voix originales de Ty Burrell, Max Charles, Ariel Winter, Stephen Colbert, Joshua Rush, …

Sortie le 12 février 2014.

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