Au cinéma

Au cinéma : «La Belle et la Bête»

Christophe Gans, réalisateur de « Le Pacte des loups » et « Silent Hill » notamment, nous livre un nouveau long-métrage avec « La Belle et la Bête », nouvelle adaptation du conte éponyme. Les acteurs Léa Seydoux et Vincent Cassel incarneront le couple mythique, tandis que Eduardo Noriega, André Dussollier et Audrey Lamy complètent le casting. « La Belle et la Bête » sort dans nos salles françaises le 12 février 2014.

Synopsis : Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles. Lors d’un éprouvant voyage, le marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose. Se sentant responsable, Belle décide de se sacrifier à la place de son père …

« La Belle et la Bête » de Christophe Gans pourrait paraître comme une énième adaptation de conte de fées comme on en voit beaucoup trop ces derniers années. Ce n’est pas le cas. Là où les autres longs-métrages se servent du conte de fées pour réaliser un film d’action, et espérant créer une nouvelle franchise, « La Belle et la Bête » se veut plus respectueux. « Respectueux » ne signifie pas qu’il n’y a pas de « renouveau » car le long-métrage se place clairement dans une intention de modernité, souhaitant apporter un nouveau point de vue à cette histoire connue de tous ! Autour de ce propos, Christophe Gans construit un environnement féerique où chaque nouvel espace est un dépaysement complet pour le spectateur, lui faisant découvrir un nouveau monde. Durant ces une heure et quarante minutes, « La Belle et la Bête » est un voyage sublime où le spectateur est plongé dans un récit fantastique et où il ne verra jamais les minutes passer.

À l’écran, Léa Seydoux et Vincent Cassel, les deux interprètes de la Belle et la Bête, créent un couple aussi glamour que romantique. Léa Seydoux apporte au personnage une dureté dans son ton de voix, ce côté « femme indépendante » qui lui sied si bien, tandis que sa beauté naturelle lui offre une douceur physique. Vincent Cassel, camouflé dans les parures de la Bête et ne pouvant pas énormément jouer sur son physique, donne une importance toute particulière à sa voix qui se dévoile à la fois ferme et tendre. Une symphonie étrange prend alors place, où les deux personnages ne se provoquent pas physiquement mais à l’aide de leurs voix. La voix est d’ailleurs le premier élément que l’on découvre de la Bête, preuve que c’est par le langage que le personnage se dévoile. Si les autres acteurs, Eduardo Noriega en tête, offrent des prestations dès plus correctes, elles restent éclipsées par celles du couple vedette qui hypnotise les spectateurs.

Christophe Beaucarne, qui s’occupe de la photographie du film, devient un atout majeur. Il a la lourde tâche de rendre sublime le dépaysement proposé par le long-métrage. On peut dire aisément qu’il a accompli sa mission avec brio, livrant des images toutes plus belles les unes que les autres. La réalisation de Christophe Gans s’appuie énormément sur ses images et décors. Les flashbacks sont amenés avec fluidité, faisant correspondre les deux mondes entre eux dans une atmosphère envoûtante. Il use énormément de mouvement de caméra pour désorienter le spectateur, et lui permet d’apporter des transitions incroyablement belles esthétiquement, ne se contentant pas d’un vulgaire fondu enchaîné. Malheureusement, c’est dans ses passages plus dramatiques que « La Belle et la Bête » joue quelques fausses notes, ne réussissant pas à les crédibiliser. Quelques secondes plus tard, la magie sera de nouveau là, et ne gâchera jamais le spectacle offert par le long-métrage.

« La Belle et la Bête » est une nouvelle adaptation réussie où héritage du passé et modernité ne font qu’un. Aidé d’une photographie extrêmement bien travaillée, le long-métrage de Christophe Gans est un film intelligent dans son traitement, et avant tout, un très beau film familial.

La Belle et la Bête - Affiche

La Belle et la Bête. De Christophe Gans. Avec Léa Seydoux, Vincent Cassel, Eduardo Noriega, André Dussollier, Audrey Lamy, Myriam Charleins, …

Sortie le 12 février 2014.

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3 réflexions sur “Au cinéma : «La Belle et la Bête»

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