Flashback

Flashback : «Le seigneur de anneaux : la communauté de l’anneau»

En 2001, le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson, qui n’a rien réalisé depuis cinq ans avec « Fantômes contre fantômes », livre « Le seigneur des anneaux : la communauté de l’anneau ». Ce premier volet d’une trilogie est adapté du roman éponyme de J.R.R. Tolkien, véritable best-seller dans le monde entier. Peter Jackson s’entoure d’un casting incroyable avec notamment Ian McKellen, Christopher Lee ou encore Hugo Weaving pour ne citer qu’eux. « La communauté de l’anneau » sortait dans nos cinémas le 19 décembre 2001.

Synopsis : Le jeune et timide Hobbit, Frodon Sacquet, hérite d’un anneau. Bien loin d’être une simple babiole, il s’agit de l’Anneau Unique, un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples. À moins que Frodon, aidé d’une Compagnie constituée de Hobbits, d’Hommes, d’un Magicien, d’un Nain, et d’un Elfe, ne parvienne à emporter l’Anneau à travers la Terre du Milieu jusqu’à la Crevasse du Destin, lieu où il a été forgé, et à le détruire pour toujours.

Peter Jackson a réussi l’impossible. Là où plusieurs personnes ont essayé d’adapter sur grand écran la trilogie littéraire de J.R.R. Tolkien sans y parvenir, le réalisateur néozélandais, lui, l’a fait. En plus de cela, il l’a fait de façon admirable. « La communauté de l’anneau », premier volet de cette trilogie, commence par une splendide introduction à l’univers et à la menace qui gagne de nouveau cette contrée lointaine qu’est la Terre du Milieu. Durant les deux heures et quarante-cinq minutes, jamais l’ennui ne vient. « La communauté de l’anneau » est l’introduction parfaite à cet univers dès plus riche, mêlant habillement présentations des personnages, dialogues bavards mais profondément nécessaires et quête chevaleresque avec sa dose d’actions. Peter Jackson voue un culte à cette œuvre littéraire, ce qui se ressent dans son adaptation de l’histoire, qui est dès plus fidèle même s’il a dû couper quelques passages dans une nécessité de rythme.

C’est un casting très masculin que l’on retrouve dans « La communauté de l’anneau ». C’est Elijah Wood qui a la lourde tâche de donner vie au personnage de Frodon Sacquet. On peut dire qu’il y arrive avec brio, sachant lui apporter sa part de fragilité et de force qui forment le personnage. À ses côtés, les hobbits interprétés par Sean Astin, Dominic Monaghan et Billy Boyd sont excellents eux aussi et forment, à quatre, un ensemble très juste. Ian Mckellen joue un Gandalf parfait et apporte au personnage son jeu d’acteur incroyable, avec cette émotion d’impuissance face aux événements dont il est conscient. Orlando Bloom et John Rhys-Davies installent progressivement la future amitié/rivalité entre l’elfe Legolas et le nain Gimli. Reste Viggo Mortensen qui se trouve être fantastique dans le rôle d’Aragorn et complètement taillé pour le rôle. Au final, c’est une communauté soudée qui apparait à l’écran, dont chaque membre est interprété avec talent par chacun des comédiens, qui connaissent parfaitement leurs rôles.

Difficile de nier la qualité de la réalisation de Peter Jackson, qui est complètement maitrisée et d’une précision déconcertante. Chaque séquence, chaque plan a été réfléchi afin d’en faire ressortir la beauté, l’intensité ou l’émotion. Il sait allier scènes intimes et scènes plus spectaculaires, le tout dans une cohérence tenue sur toute la durée. De même, les décors offert par la Nouvelle-Zélande sont d’une beauté monstrueuse ! La Terre du Milieu existe et Peter Jackson l’a trouvé dans la flore néozélandaise. On a du mal à croire que tous ces décors sont réels, tant ils paraissent tout droit sortir de l’univers crée par J.R.R. Tolkien. La composition musicale d’Howard Shore donne une force et un lyrisme impressionnant à ce long-métrage. Tout en étant d’une simplicité et d’une beauté étonnante, les musiques marquent et resteront en tête encore longtemps … Peter Jackson a tout fait pour que ce voyage en Terre du Milieu, avec « La communauté de l’anneau », soit exceptionnel et inoubliable, afin que l’on trépigne d’impatience pour découvrir « Les deux tours », deuxième opus de la trilogie.

« La communauté de l’anneau » est la parfaite introduction de la trilogie du « Seigneur anneaux ». Cet opus multiplie les qualités, que ce soit par sa réalisation, ses acteurs ou ses choix artistiques. On en redemande encore et encore … Heureusement, il reste deux volets à découvrir.

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX - LA COMMUNAUTE DE L'ANNEAU

La communauté de l’anneau. De Peter Jackson. Avec Elijah Wood, Sean Astin, Viggo Mortensen, Orlando Bloom, John Rhys-Davies, Ian McKellen, Liv Tyler, Cate Blanchett, Christopher Lee, …

Sortie en France le 19 décembre 2001.

[À la manière des versions longues des trois films qui composent la trilogie du « Seigneur des anneaux », ma critique possède, elle aussi, une version longue. Elle sera axée sur les éléments de la version longue, non présents dans la version cinéma.]

Cette version longue de « La communauté de l’anneau » possède cinquante-quatre minutes en plus, que la version dédiée au cinéma. La plupart des scènes ajoutées sont présentes dans la première partie du film. Après l’introduction, le film ne commence pas par le plan de Frodon dans la forêt mais par un plan dans la maison de Bilbon. C’est alors que le premier chapitre de l’œuvre littéraire « Le Hobbit », qui précède la trilogie du « Seigneur des anneaux », nous est lu par Bilbon. En effet, cette version longue va multiplier les clins d’œil et autres références à « Le Hobbit », même si certains d’entre eux étaient déjà présents dans la version cinéma.

Plus tard dans le film, on aura le droit à une courte scène d’Aragorn sur la tombe de sa mère, élément complètement absent de la version cinéma. Cela ouvre une autre dimension au personnage d’Aragorn, qui, le temps d’une scène, touche par sa sincérité et son émotion. De même, on verra Galadriel donner des cadeaux aux membres de la communauté. On découvrira ces cadeaux dans la version cinéma des deux suites, sans savoir vraiment d’où ils sortent. En réalité, la réponse se trouve dans la version longue de « La communauté de l’anneau ».

Dans l’ensemble, la version longue de « La communauté de l’anneau » est plus riche et gourmande en information. Les cinquante-quatre minutes en plus ne font jamais paraître le film plus long qu’il ne l’est. « La communauté de l’anneau » parait plus complet dans sa version longue, comme si sa version cinéma n’était que l’ombre de cette œuvre cinématographique grandiose.

[Fin de la critique version longue]

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2 réflexions sur “Flashback : «Le seigneur de anneaux : la communauté de l’anneau»

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