Flashback

Flashback : « Reservoir Dogs »

Alors qu’il travaille dans un vidéo club, Quentin Tarantino écrit le scénario de « Reservoir Dogs » en trois semaines. Tony Scott, pour qui il avait écrit le scénario de « True Romance », souhaite réaliser le film mais Quentin Tarantino lui fait part de son envie de le réaliser lui-même. C’est grâce à Harvey Keitel, qui décida de produire le film en plus de jouer dedans, que Quentin Tarantino réussit à réunir à un casting quatre étoiles composé de Tim Roth, Steve Buscemi, Chris Penn, Michael Madsen ou encore Lawrence Tierney. « Reservoir Dogs » reçu plusieurs prix dont le prix international de la critique au festival international du film de Toronto et fût présenté hors-compétition au festival de Cannes de 1992. Le film sortit en France le 2 septembre 1992.

Synopsis : Après un hold-up manqué, des cambrioleurs de haut vol règlent leurs comptes dans une confrontation violente, pour découvrir lequel d’entre eux les a trahis.

Pour son premier film, Quentin Tarantino place la barre très, très haute ! Il en profite aussi pour placer les bases de son cinéma : la violence, les scènes bavardes, la narration non-linéaire et l’excès d’hémoglobines. Ce que j’adore avec « Reservoir Dogs », c’est le contraste qu’il y a entre ce que l’on entend et ce que l’on voit. Ainsi, lors de scènes violentes, Quentin Tarantino ne peut s’empêcher de balancer une musique très seventies, ici grâce à l’intermédiaire de la radio K-Billy que l’on entend en permanence dans le film. La meilleure démonstration de ceci est la scène où Mr. Blonde torture le policier en dansant sur « Stuck in the middle with you » de Stealers Wheel, scène qui avec le temps est devenue culte !

Mais ma scène préférée reste la scène d’introduction, qui révèle tout le génie de l’homme. On retrouve les principaux protagonistes assis à une table dans un café, et Mr. Brown raconte sa théorie sur la chanson « Like a virgin » de Madonna. Puis, la discussion va dévier sur les pourboires où là, Mr. Pink explique pourquoi il ne donnera pas de pourboire. La scène dure quand même plus de sept minutes et rien de ce qui se passe n’est primordial pour la suite de l’histoire, mais Quentin Tarantino arrive, tout de même, à maintenir l’attention du spectateur. Quentin Tarantino est avant tout un excellent dialoguiste, il nous le prouva, une fois encore, avec « Inglorious Basterds » en 2009. Mais là où Quentin Tarantino fît preuve d’originalité c’est dans le fait d’avoir raconté son histoire de braquage qui tourne mal avec une narration non-linéaire. Le film ne cesse de faire des allers et retours dans le temps, pour nous expliquer ce qui s’est passé, tout en enfermant le présent dans une seule pièce : le hangar. Nous savons des le début que Mr. Brown est mort, mais ce n’est que dans la dernière partie du film que l’on ne le verra réellement mourir. Quentin Tarantino insiste sur le fait que la loyauté est le thème principal du film, comme dans tout bon film de gangsters.

D’ailleurs, Peter Travers, critique de Rolling Stones, remarque que le film s’ouvre sur une analyse musicale, de la part de Mr. Brown, d’une chanson que l’on ne va jamais entendre. Il continue en disant que l’on nous parle pendant tout le film d’un braquage que l’on ne voit jamais. On doit en permanence se fier aux visions différentes des personnages, et d’une certaine façon être loyal à eux, en croyant à leurs jugements. C’est de cette manière que Quentin Tarantino nous implique dans l’histoire.  En plus du génie de Quentin Tarantino, la performance des acteurs en est pour beaucoup au succès du film. Que ce soit Harvey Keitel, Tim Roth, Steve Buscemi ou Michael Madsen, tous livrent un jeu d’acteur étonnant et aident le film à se hisser au rang de film culte ! J’ai beau le connaître par cœur, c’est un régal de revoir « Reservoir Dogs » !

Avec « Reservoir Dogs », Quentin Tarantino nous offre un premier film qui frôle la perfection. Un film de gangsters original et intelligent où le réalisateur nous livre tout son génie. Un film à voir absolument !

Reservoir Dogs. De Quentin Tarantino. Avec Harvey Keitel, Tim Roth, Steve Buscemi, Michael Madsen, Chris Penn, Lawrence Tierney, Quentin Tarantino, Edward Bunker, …

Sortie en France le 2 septembre 1992.

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